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Le Polisario, une hémorragie algérienne !

S’il y a une question que tout le monde se pose en ce moment : que va devenir la Polisario une fois le plan d’autonomie proposé par le Maroc est entièrement validé par les Nations unies et inscrit dans le marbre de la légalité internationale ?

Cette question, dans ses modalités pratiques, est une affaire marocaine. Dans le cadre de la mise en exécution de l’autonomie, le Royaume du Maroc devrait accueillir les séquestrés sahraouis des camps de Tindouf en Algérie et permettre non seulement leur retour à la mère patrie mais aussi leur participation active à la dynamique de la construction nationale.

Les milices armées auront, elles, des comptes à rendre, eu égard à leurs pedigrees, leurs agendas et leurs collusions terroristes qui menacent la paix et la stabilité régionale.

Mais cette affaire du Polisario est aussi une affaire algérienne malgré ses dénégations officielles . Alger reste son seul parrain, son unique financier.  L’Algérie a mobilisé une grande partie de ses richesses et des ses ressources pour investir dans cette aventure séparatiste. Avec au bout de cette logique, un échec retentissant.

Aujourd’hui cette entreprise arrive à sa fin. Le Maroc a convaincu la  communauté internationale de ses droits légitimes sur ses territoires. Avec cette réalité diplomatique  incontestable : quelle que soit la dynamique politique pour gérer cette dispute territoriale, Il ne peut y avoir de solution que sous souveraineté marocaine.

Dans cette crise, L’Algérie est l’unique partie prenante. A tel point que le dossier du Polisario est la seule préoccupation de sa diplomatie. Par un maladif réflexe de Pavlov, elle invoque de manière obsessionnelle le Polisario dans les forums internationaux mème si leur agenda n’a aucun rapport avec le sujet.

Mais ce soutien algérien au Polisario a fini par tourner  à la malédiction. Un soutien avec un coût politique et économique immense au point d’handicaper tout le pays et de l’empêcher de profiter de ses ressources et de dynamiser ses énergies .

C’est à cause du soutien algérien au Polisario que le pays est en crise ouverte avec son voisinage. Le dernier épisode est en train d’abîmer sa relation vitale avec son voisin et son précieux client gazier, L’Espagne. Pour tenter d’affaiblir son voisin marocain, le régime algérien est prêt a jouer à la roulette russe avec les ressources du pays, au risque d’hypothéquer l’avenir de sa jeunesse.

C’est à cause de ce soutien que le régime algérien entretient aussi une relation conflictuelle avec l’espace européen, pour lequel l’Algérie n’est plus un allié crédible avec qui il est possible d’établir des ententes de longue durée. Bien au contraire, cette Algérie a montré qu’elle choisissait une gestion à base d’humeurs changeantes plus qu’une froide rationalité qu’exige la défense d’intérêts supérieurs des Etats .

C’est aussi à cause de son soutien obsessionnel au Polisario que le régime algérien entretient des relations tendues et dépourvues de toute confiance  avec son voisinage arabe. La meilleure preuve réside dans la difficulté manifeste pour le régime algérien d’organiser un sommet de la Ligue arabe. Aucun chef d’Etat arabe ne participera à un sommet arabe en Algérie tant que ce pays mène une politique de divisions et de tensions à l’égard de son voisin marocain.

Le Polisario est une affaire perdante pour Alger sur toutes les lignes. Et pourtant leur régime s’entête à poursuivre cette chimère et à continuer cette hémorragie. Cette situation est d’autant plus triste pour l’ensemble de la région que le Polisario n’est pas une affaire populaire en Algérie où l’adhésion des Algériens à cette entreprise aurait pu justifier cet entêtement.

Contrairement au Maroc où l’affaire du Sahara jouit d’une union sacrée capable de mobiliser les énergies et les foules, pour l’Algérie, cette affaire ne dépasse guère le stade d’un dossier au sein de l’armée algérienne qui avait pris l’habitude de l’utiliser comme une carte pour affaiblir le Maroc et  tenter d’obérer son décollage économique. La rue algérienne est indifférente au sort du Polisario mais sait-elle qu’elle doit sa frustration économique, le manque de perspectives de sa jeunesse à ce soutien aveugle de ses autorités à l’aventure séparatiste du Polisario.

Par Mustapha Tossa

 

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