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Le Sahara Marocain en 2020: L’essor éclatant d’une région

En 1975, le Sahara marocain libéré, était un vaste désert délabré, la politique colonialiste espagnole avait figé et condamné tout développement au Sahara marocain, qui était au taux le plus bas et le plus alarmant du pays, l’Espagne sachant que c’est un territoire qu’elle finirait un jour par quitter.

Près de la moitié de la population du Sahara vivait alors en dessous du seuil de pauvreté, et l’analphabétisme était quasi généralisé.

La priorité du royaume sous le roi Hassan II, dès le rétablissement de la souveraineté marocaine sur nos territoires du sud, comme sous le règne de Mohamed VI, était de vouer une priorité au développement continu et sans trêve à cette partie de nos régions du Sud, afin de récompenser le retard en développement et en prospérité qui leur faisait défaut sous l’occupation espagnole.

Le souverain Mohamed VI, ayant su opérer depuis son accession au trône, une conception de développement et une volonté de bâtir les bases d’un projet démocratique nouveau au Sahara, par des réformes inédites et des initiatives crédibles.

Cette volonté royale a aussi renforcé la détermination du peuple marocain à préserver son intégrité territoriale et ses équilibres sociaux, en bannissant aussi bien les injustices que les appels à la balkanisation et aux dérives séparatistes.

La lutte contre l’habitat insalubre a été l’une des premières priorités tout comme l’éradication de la pauvreté et l’analphabétisme.

Une vingtaine d’années après, en 1995, la région du Sahara marocain se hissait déjà à un rang d’évolution important, pour arriver une dizaine d’années après en 2005, à un  développement considérable et à une métamorphose totale, humaine, sociale, économique et culturelle.

L’Agence  pour la Promotion et le Développement Economique et Social des Provinces du Sud, créée par le souverain lors de la visite royale à Laäyoune le 6 Mars 2002, a concrétisé la volonté royale de développer les régions du Sahara marocain, afin d’en faire un pôle d’investissement et de développement intégré, régional et déconcentré, suivant l’approche de la décentralisation de l’investissement.

L’important budget alloué  aux provinces du sud par l’agence, reflète la vision royale et la dimension stratégique que revêt la région, 12,6 milliards de dirhams en 2015, pour les  infrastructures de base, l’assainissement et voiries, l’eau potable, la culture et les activités génératrices de revenu, la desserte aérienne, les télécommunications, les ports, l’enseignement et la santé.

Ce qui a engendré une croissance supérieure à la moyenne nationale de plusieurs de nos autres régions.

L’indice de développement humain au Sahara est lui aussi nettement mieux qu’en certaines régions au niveau national. Et c’est de même pour les infrastructures, l’éducation, la scolarisation ou la santé, avec un taux de pauvreté le plus bas et un niveau de vie réel, supérieur à celui de plusieurs pays arabes.

Le taux de croissance du bien-être économique qui est le PIB par habitant formulé en valeur de pouvoir d’achat, et qui est le niveau de vie réel, a atteint des niveaux élevés en comparaison avec les autres régions du royaume.

La santé a nettement progressé et tous les indicateurs de santé publique affichent une grande similitude entre les régions du sud et celles de Casablanca ou de Rabat où il est le plus élevé, l’enseignement et l’alphabétisation ont progressé, Le taux de scolarisation  des 6 à 22 ans est à 77,5%  depuis 2006.

Le taux d’accès des ménages au réseau d’eau potable supérieur à la moyenne nationale, comme pour l’accès à l’électricité, dont le taux de couverture atteint 93,2% en 2006 à Laâyoune et 75,9% à Aousserd, alors que la moyenne nationale est de 71,6% et seule la province de Tata affiche 70,1% en taux d’électrification.

Que ce soit en matière de télécommunications, ou en indice de développement, les régions du Sahara marocain ont atteint des recors depuis les années 2004 et 2006.

La cote atlantique marocaine du sud, de Dakhla à Laâyoune, Tan-Tan, Tarfaya et Boujdour, ont toutes désormais leurs ports de pêche, en plus de plusieurs villages de pêche avec des havres de débarquements pour la pêche artisanale.

Un saut spectaculaire a été réalisé au Sahara marocain en environs 40 ans, à tous les domaines et à tous les échelons.

Le royaume, dans son souci de remédier aux carences en développement de nos provinces du Sud, ne lésinait à aucun moment sur les moyens. Ce qui a amené certaines volontés aguichées par le gain facile à en profiter indument et exagérément.

Quand dans le discours royal du 40èmeanniversaire de la Marche verte en 2015, le souverain déclara le Maroc : « arrivé au stade de la maturité » concernant le Sahara marocain et qu’il était temps « D’opérer une véritable rupture avec les méthodes adoptées jusque-là dans la prise en charge des affaires du Sahara » dans la pleine équité et la transparence et dans le respect des principes d’égalité, de justice et de soutien social.

Une nouvelle étape fut franchie et des horizons inédits s’ouvrirent alors devant l’émergence des régions du sud marocain.

Cela annonçait une rupture définitive d’avec la politique de l’arbitraire qui présidait auparavant, « une rupture avec l’économie de rente et des privilèges et la défaillance de l’initiative privée», réitéra le souverain, avec une volonté  de soutenir un enchaînement de grands projets tangibles, structurants et bénéfiques aux populations.

Des projets aptes à convertir la région en un véritable accès vers l’Afrique, un tremplin entre le modèle marocain d’émergence et de développement et celui des pays africains frères et voisins.

Les régions du Sud sont appelées à contribuer à la politique africaine du Maroc en tant que hub de proximité vers l’Afrique subsaharienne.

La vision royale pour les provinces du Sud est ainsi de mettre fin à la rente, et à une mentalité de concentration administrative, grâce à la régionalisation avancée.

Le discours royal annonça la volonté de doter les régions du sud, d’infrastructures structurantes pour accélérer leur évolution et leur intégration au développement global du pays et mettre un terme aux méthodes de l’assistanat ayant longtemps entravé les politiques de développement endogène, ainsi que celui des relations entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne, afin d’engager la région dans une approche productive grâce à ses ressources et ses potentialités propres.

La décision est celle d’une politique de développement innovante au Sahara, avec tous les moyens disponibles, comme le déclare le souverain « pour la réalisation de grands chantiers » dans trois régions principales : Laâyoune Sakia El Hamra, Dakhla Oued Eddahab et Guelmim Oued Noun.

Le souverain désigne au gouvernement d’installer un hub aérien entre la région et l’Afrique subsaharienne. Afin de désencombrer l’aéroport Mohammed V, et capter une part du trafic, avec un aéroport international au Sahara, apte à doper le volet touristique et la création d’emplois dans la région.

Ainsi que la construction de la voie-ferrée de Marrakech à Lagouira et la rénovation de la route Tiznit-Laâyoune et Dakhla afin de raccorder efficacement le Maroc à l’Afrique subsaharienne.  Ce qui développera les échanges commerciaux entre le Maroc et les pays voisins; la Mauritanie, le Sénégal et le Mali.

Le nouveau modèle de développement des provinces du Sud,  a pour objectif principal la création de pôles économiques, la promotion de l’agriculture, la valorisation du secteur halieutique de la pêche maritime et de l’éco-tourisme, dans des régions semi-désertiques, en parallèle avec la construction d’infrastructures industrielles.

Des avancées notables ont été réalisées pour la mise à niveau des villes, dans la dynamique urbaine et dans les extensions organisées autour de centres pivots à Lâayoune, Dakhla, Guelmim et Essmara.

Le secteur minier connut des innovations avec les phosphates de Boucrâa, ainsi que celui des énergies renouvelables, qui a eu un grand intérêt, que ce soit pour l’éolien ou le solaire dans la région de Tah à Tarfaya,

Et c’est ici, au Tah à 30 km de Tarfaya, la petite ville côtière qu’est construit le plus grand parc éolien d’Afrique, sur dix-sept kilomètres de long et six kilomètres de large, capable d’éclairer toute une ville de 1,5 million d’habitants, par ses éoliennes géantes et les plus grandes jamais construites par le fabricant, et qui s’étalent silencieuses et sans fin dans le désert en tourelles hautes de 80 mètres et aux 3 pales longues de 40 mètres.

Parc énergétique qui constitue le plus grand investissement jamais réalisé dans la région, d’un montant de 5 milliards de dirhams et qui a impulsé une grande dynamique aux activités économiques à la ville de Tarfaya depuis le début des travaux en 2012.

Le lancement royal d’une usine de production d’engrais d’un demi-million de tonnes d’acide phosphorique et d’un million de tonnes d’engrais par an, sur le site de Phosboucrâa, filiale du géant marocain OCP près de Laâyoune, d’un montant de 1,5 milliard d’euros avec des infrastructures portuaires et industrielles, a renforcé le leadership marocain sur le marché planétaire des phosphates et leurs produits dérivés.

Projet industriel qui traduit aussi l’engagement royal pour un développement intégré au Sahara marocain, avec ses créations d’emplois.

Tout comme les nombreux projets d’investissements dans les infrastructures routières à Laâyoune,  portuaires à Dakhla et Boujdour avec l’aéroport de Guelmim, estimés à 13 milliards d’euros, engagés dans l’optique d’asseoir un hub commercial et logistique international entre le Sahara, l’Afrique de l’Ouest et les iles Canaries, et comme tremplin de l’intégration économique avec le continent et les pays voisins.

L’agriculture, qui dans la région est soumise à des conditions climatiques austères, a eu droit à des efforts particuliers, comme le renforcement de la culture des primeurs à Dakhla, et la filière cameline ainsi que des cultures à haute valeur ajoutée.

La région dispose aussi désormais, d’un potentiel d’offre touristique de valeur pour le marché intérieur et pour l’international, dotée de 30 unités hôtelières classées, entre Guelmim-Smara et Laâyoune-Boujdour et Sakia El Hamra.

Le secteur touristique fit un saut en avant et connaît aujourd’hui un enthousiasme exceptionnel, chez les étrangers comme chez les nationaux férus de sites et de produits originaux d’oasis, de circuits, de cultures et de découvertes pittoresques.

Le Montant initial alloué à ces programmes sur  une décennie, se chiffre à  77 milliards de dirhams, l’équivalent de 7 milliards d’euros, pour une création de 120 000 nouveaux emplois.

Projets  qui vont de la voie express aux normes internationales, qui  joindra Tiznit à Laâyoune et Dakhla, au train Tanger-Lagouira  et puis vers le continent, en passant par le projet dugrand port de Dakhla sur Atlantique et en arrivant aux projets d’énergie solaire et éolienne, et jusqu’aux nouvelles zones industrielles à Laâyoune, Boujdour et Marsa mais aussi au projet de dessalement de l’eau de mer à Dakhla.

De grands efforts ont été déployés dans les centres d’affaires et de doing business, ainsi que dans la création de zones franches propices aux investissements.

Le volet artistique et culturel, connait aussi son essor et arbore ses édifices de théâtres, ses maisons de culture et ses musées.

l’Agence du Sud a ainsi soutenu plus de 1 200 projets générateurs de revenus, concrétisés autour d’un tissu dynamique de coopératives, dans la culture aussi bien que dans les activités sportives, grâce aux terrains de proximité, qui ont généré une dynamique et dopé les performances des clubs sportifs et athlétiques avec de multiples consécrations, comme pour le  Widad Essmara de handball, couronné 2 fois de suite en 2015,par la Coupe du Trône et par le championnat du Maroc.

Nos régions du sud ont connu la création de plusieurs points de lecture et de médiathèques, dans différentes villes, aussi bien que le soutien aux activités liées au théâtre et aux arts en général.

Mais aussi un soutien constant aux abondantes expressions culturelles locales, essentiellement les cultures hassanie et bidane, grâce à l’édition de florilèges de la musique hassanie et un ensemble de beaux livres sur le Sahara, ainsi que la création de bibliothèques comme celle de Lâayoune, la première du genre au Maroc et la deuxième en capacité d’accueil, après la Bibliothèque nationale du royaume à Rabat, ou encore d’un théâtre municipal de 1 200 places et d’une salle de conférences dans la même ville.

Comme d’un ensemble de projets structurants qui feront du Sahara marocain une plateforme de transport aérien efficace vers l’Afrique.

Un hub édifié dans des cadres juridiques incitatifs à l’investissement, doté d’un fonds de développement pour consolider le tissu économique, soutenir les entreprises et l’économie sociale et garantir la création d’emplois stables.

Le Sahara marocain a pris son élan dans une voie patente, de région émergente et développée.

C’est ainsi que les projets ont emprunté une carrure multisectorielles, de l’industrie, à l’urbanisme, au commerce et services, aux infrastructures sociales, aux centres hospitaliers universitaires, aux technopoles, aux universités multidisciplinaires, aux lycées d’excellence et aux centres de qualification des compétences.

Les potentialités de la région et le jaillissement de ces nouveaux créneaux d’investissement, ont engendré l’attractivité des investisseurs étrangers, turcs aussi bien que des pays du Golf, que ce soit dans les énergies renouvelables, le tourisme, l’industrie agro-alimentaire,  le bâtiment ou les infrastructures routières.

Au Crans Montana à Dakhla, le souverain affirmait : « Qu’aujourd’hui, les plans de développement deviennent une réalité tangible. En effet, lors des récentes visites que nous avons effectuées au Sahara, nous avons procédé au lancement d’une série de chantiers de développement majeurs, honorant ainsi l’engagement que nous avons pris à l’égard des citoyens de nos provinces du Sud »

Lettre dans la quelle, le Roi Mohamed VI a salué le choix renouvelé de la ville de Dakhla pour cette rencontre du Forum Crans Montana 2016, qui est plus qu’un symbole marquant la renaissance d’une vision du Sahara marocain, elle est celle d’une interface de rencontres, un carrefour d’échanges humains, commerciaux et de savoirs ancestraux, entre le Sud et le Nord, tenait à signaler le souverain et de rajouter que :

« Lors de la précédente session, Nous avons tenu à partager avec vous Notre ambition de mettre au point un modèle de développement nouveau pour cette région, si chère à notre cœur. Il s’agit, en l’occurrence, d’une vision prometteuse visant à hisser nos trois provinces du Sud à un niveau leur permettant de jouer pleinement leur rôle comme pôle économique africain et un pont entre les régions d’Europe, du Maghreb arabe et du Sahel. »

Le souverain mit l’accent sur un nouveau modèle de développement pour le Sahara marocain, un modèle prometteur et ambitieux, permettant aux trois provinces du Sud de devenir un tremplin et un pôle économique africain, charnière entre l’Europe, le Maghreb arabe, le Sahel et l’Afrique.

Ce nouveau modèle royal de développement des provinces du Sud déclenché en novembre 2015, et qui a nécessité la mobilisation de plus de 77 milliards de Dh d’investissements, a pris une vitesse d’achèvement importante dans sa totalité, donnant naissance au début de 2017, à 134 projets, pour un investissement de plus 39 milliards de Dh, dont 99% des projets économiques sont réalisés, plus 80% des projets d’infrastructures et plus de 50% des projets sociaux.

Projets dont une cinquantaine sont installés dans la région de Laâyoune-Sakia Al Hamra pour un montant de 23 milliards de Dh.

Un parmi les projets stratégiques dans ce plan de développement, est la voie express qui joindra Laâyoune à Tarfaya.

Et pour couronner ces efforts de développement global et de modèle de société marocaine prospère, le plan d’autonomie proposé par le royaume à l’ONU, est une véritable dynamique et une incontestable opportunité historique qui s’offre aujourd’hui au règlement  définitif  de ce conflit confectionné de toute pièce. 

Une solution pragmatique, équilibrée et viable, qui  est le produit de plusieurs consultations et concertation avec toutes les parties concernées et les sahraouis représentés au sein du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes, le CORCAS, conseil dont l’ensemble des tribus du Sahara ont élevé au souverain une feuille de route pour un projet d’autonomie, incluant les spécificités des provinces du sud, économiques, socio culturelles et historiques.

Le plan d’autonomie est une véritable administration déléguée que le royaume propose dans nos régions du sud, pour la gestion des secteurs déterminants de leur développement et de leur émergence.

Par : Ali Azine



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