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Le Polisario renforce sa présence militaire derrière le mur des Sables

A un mois et demi du prochain examen du dossier du Sahara occidental au conseil de sécurité, le Polisario opte pour l’escalade. Il a mis ses troupes, stationnées en face de Dakhla, à moins de 10 km du mur des Sables, en alerte générale. Un message destiné directement à Ban Ki-moon et à son envoyé personnel dans la région, Christopher Ross. Parallèlement à cette mobilisation militaire, le Front a vivement pointé du doigt l’ « incapacité » de la Minurso à organiser un referendum
Depuis quelques jours, le Polisario a renforcé sa présence militaire à quelques centaines de kilomètres de Dakhla, envoyant plusieurs éléments de son armée dans la zone tampon. Seul le mur de sécurité sépare les polisariens des forces marocaines. Les troupes stationnées ne chôment pas. Une source au Sahara nous confie qu’elles sont en alerte générale, menant quotidiennement des exercices avec armes et munition.
Une pression sur l’ONU
« Il ne s’agit que d’une manœuvre, de plus, du Front à l’approche de l’examen, en avril, par le conseil de sécurité de la question du Sahara occidental», ajoute la même source. Apparemment déstabilisée par un éventuel alignement des positions du secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, sur celles du Maroc, la direction du Polisario a eu recours à l’escalade, brandissant, avec la bénédiction du parrain algérien, la menace du retour aux armes. Pour mémoire, Mohamed Abdelaziz et les siens avaient déjà organisé, fin novembre, des exercices militaires.
Parallèlement à cette mobilisation militaire, le Front, par la voix de M’hamed Khadad, son coordinateur avec la Minurso, a vivement critiqué la Minurso dans des déclarations au quotidien algérien El Khabar. Il a fustigé l’ « incapacité » de la mission des Nations-Unies au Sahara occidental à organiser un referendum, estimant qu’elle « n’a pas assumé ses responsabilités ». Il a ensuite rappelé une nouvelle fois que le Polisario demandait à « fixer une date » pour la consultation populaire.
Ces propos viennent ainsi mettre un terme à deux années de lune de miel entre la Minurso du temps de l’Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber (juin 2012-août 2014) et les amis de Mohamed Abdelaziz. L’arrivée de la Canadienne Kim Buldoc, après que le Maroc a levé son véto à sa nomination, n’est guère appréciée par le Polisario.


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