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Le Gaz algérien qui fait jaser les pharaons

L’Algérie met à profit sa manne de gaz naturel pour relancer sa guéguerre diplomatique contre le Maroc, son éternel adversaire.
Les deux voisins maghrébins se livrent depuis quatre décennies et sur tous les fronts, une bataille par Polisario interposé, autour de la souveraineté du Sahara Occidental.
Dans cette rude bataille, tous les coups sont permis en Algérie, où les vieux généraux de l’ancien clan Boumediene tirent à l’ombre, les ficelles du pouvoir.
Confrontés à une chute libre des prix du pétrole qui menace d’amplifier la gronde sociale, les gouvernants d’Alger misent à présent, sur le gaz naturel, dont ils font une arme à double tranchant.
D’une part, ils l’utilisent comme moyen pour rallier plus de soutien international à leurs protégés du Polisario et à leur stratégie de balkaniser le territoire marocain et d’autre part, comme monnaie d’échange pour un rapprochement avec les Etats-Unis qui ont fait du royaume chérifien leur allié stratégique dans la région MENA, (Middle East and North Africa).
Après l’échec de cette stratégie sur le vieux continent, les gouvernants d’Alger tentent à présent, le coup sur l’échiquier arabe.
Un mois après la visite éclair le 25 juin dernier à Alger, du président égyptien, le maréchal Abdelfattah Al-Sissi, les deux pays ont conclu plusieurs contrats pour la livraison à l’Egypte de Gaz naturel liquéfié (GNL) à des prix préférentiels -la moitié du prix du marché-.
Les gouvernements des deux pays entameront fin janvier 2015, de nouvelles négociations en vu du renouvellement de ces contrats pour la période 2016/2020.
Alors que les contrats portent sur plus de 500 millions de M3 de GNL par jour, l’Égypte n’a pratiquement besoin que d’environ 400 millions de M3/j pour faire tourner ses centrales électriques en période estivale de grande consommation. Pour le surplus, les dirigeants algériens et égyptiens ont convenu en catimini, de le livrer à Israël.
A travers cette combine, les locataires du palais Al Mouradia veulent rétribuer l’Egypte d’Al Sissi pour un soutien attendu au Polisario et en même temps, faire un rapprochement avec les Etats-Unis grâce à une normalisation des relations économiques de l’Algérie avec l’Etat Sioniste.
C’est ce qu’on appelle : « faire d’une pierre deux coups » même si dans ce cas de figure, la note très salée est réglée à l’insu et à la charge du contribuable algérien, sachant que les gouvernants d’Alger ont fait du conflit du Sahara Occidental, un des dossiers prioritaires de leur diplomatie.
Ali Haidar
saharanews.org



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