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des milliers de manifestants en soutien à Charlie Hebdo

Une fusillade a éclaté au siège de l’hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo» ce mercredi 7 janvier à la mi-journée. Des hommes armés ont pénétré dans les locaux, et ont tiré avec des armes automatiques, avant de s’enfuir. Le parquet fait état de 12 morts. Le président Hollande s’est rendu sur les lieux. Un des assaillants a crié : « Le prophète est vengé ! » Les dessinateurs Cabu, Charb, Tignous et Wolinski figurent parmi les victimes.
Après l’attaque au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, les réactions se multiplient en France. Les partis politiques, les associations, les journalistes… expriment leur solidarité et leur indignation.
Immédiatement après l’attaque, le président François Hollande s’est rendu sur place en déclarant : « La France est aujourd’hui devant un choc, un choc qui est celui d’un attentat car c’est un attentat terroriste. »
Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a déclaré : « Les coupables de cet acte barbare doivent être pourchassés et châtiés .» Selon lui, « notre démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse .»
L’ancien Premier ministre UMP François Fillon appelle à l’unité nationale : « La France est frappée par le terrorisme. Les criminels espèrent nous intimider; non, ils renforcent notre courage! Ils espèrent nous diviser; ils renforcent notre unité! Aux criminels terroristes, opposons notre unité nationale, notre sang froid, notre détermination implacable. » Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, a lui aussi fait appel à l’unité sur Twitter : « Face à ce terrible attentat terroriste, faire bloc, prendre tous les moyens d’agir avec une totale détermination ». Le député européen Jean-Luc Mélenchon également : « Il s’agit de faire la démonstration que nous sommes capables de nous serrer les coudes, de faire peuple ensemble, et que rien ne nous divisera. La République est une et indivisible, pas seulement par ses frontières mais par son peuple. »
Les syndicats ont exprimé leur sentiment d’horreur dénonçant unanimement un acte « barbare », « odieux », visant la liberté d’expression. « Le fait que ce soit Charlie Hebdo qui ait été visé est un symbole important. C’est la liberté d’expression qu’on assassine », a réagi le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession. La plupart des syndicats ont appelé à un rassemblement ce mercredi 7 janvier à 18 heures, place de la République, à Paris. Des associations, différents médias et partis politiques ont également fait cet appel dans la foulée de « la marche des Républicains » souhaitée par le Parti socialiste.
« Nous sommes tous des Charlie », ont proclamé les Sociétés des journalistes (SDJ) d’une vingtaine de médias.« Nous, journalistes, tenons à exprimer notre profonde tristesse, ainsi que notre colère et souhaitons témoigner de notre soutien à nos collègues, aux policiers et à leurs familles touchés par cet effroyable attentat ». « Les assaillants ont attaqué la liberté et la démocratie, inlassablement, les journalistes défendront ces valeurs, ce droit inaliénable à la liberté d’expression. »
Plantu, dessinateur de presse et caricaturiste, a rendu hommage à ses confrères de Charlie Hebdo morts pendant l’attaque : Georges Wolinski, Cabu, Charb et Tignous. Il plaide pour que les journalistes et caricaturistes ne baissent pas les bras face à cette attaque.
Le Conseil français du culte musulman condamne un « acte barbare » contre « la démocratie ». Dalil Boubakeur, président du CFCM, souhaite qu’aucun amalgame ne soit fait avec la religion musulmane : « Dans un contexte international politique de tensions alimenté par les délires de groupes terroristes se prévalant injustement de l’islam, nous appelons tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République et de la démocratie à éviter les provocations qui ne servent qu’à jeter de l’huile sur le feu. »
« Une attaque barbare comme celle-là, c’est une affaire sans précédent », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
La Fédération européenne des journalistes (FEJ), principale organisation représentative de la profession en Europe, a exprimé sa solidarité avec les victimes et avec leurs proches sur leur site internet. Quels qu’en soient les auteurs et leurs motivations, la FEJ appelle les autorités françaises à tout mettre en œuvre pour punir ce crime ignoble. « En s’en prenant à une rédaction, les auteurs de la tuerie ont visé la liberté de la presse. C’est la presse libre et indépendante qui est visée, une presse plus que jamais menacée, en Europe », commente Mogens Blicher Bjerregård, président du FEJ.
Dans un communiqué, la présidente et directrice-générale de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse, et les directeurs de France 24, Marc Saikali, RFI, Cécile Mégie et Monte Carlo Doualiya, Souad El Tayeb, ainsi que toutes les équipes du groupe, déclarent être « atterrés par l’ignominie de l’acte qui vient d’être commis contre Charlie Hebdo. »
« C’est la liberté de la presse dans l’une de ses expressions les plus fortes et les plus anciennes, le dessin de presse, qui est aujourd’hui atteinte dans des circonstances sans précédent. » « Tout France Médias Monde est en deuil et exprime sa solidarité à ses confrères de Charlie Hebdo, ainsi qu’aux familles de toutes les victimes de l’attentat. »
le président Hollande

Quelques heures après l’attentat qui a visé mercredi le siège du journal satirique Charlie Hebdo, le président Hollande a appelé à l’unité du peuple français lors d’une allocution solennelle télévisée prononcée à l’Elysée. Le chef de l’Etat a également décrété une journée de deuil national jeudi.
C’est un message d’unité et également un message de fermeté de la part du président de la République. L’intervention a été diffusée en direct de l’Elysée, elle n’était pas enregistrée comme c’est parfois le cas. François Hollande était donc en direct pour rendre un hommage fort aux victimes de cet attentat.
François Hollande a annoncé une journée de deuil national pour demain jeudi avec notamment une minute de silence qui sera observée partout en France à la mi-journée à midi (heure de Paris). Les drapeaux qui sont en berne depuis aujourd’hui vont l’être pendant trois jours.
C’est un message d’unité, un message de rassemblement, le président Hollande l’a martelé un certain nombre de fois à la fin de son allocution. « Notre meilleure arme, a-t-il dit, c’est l’unité. Rien ne peut nous diviser ». Et il a appelé les Français à faire la démonstration de ce rassemblement. «  C’est ce à quoi je vous invite, le rassemblement, la liberté est plus forte. »
Un message de fermeté aussi pour rassurer les Français en rappelant que le plan Vigipirate a été poussé à son maximum, en rappelant également l’action que mène la France, en ce moment en Afrique, au Sahel pour lutter contre le terrorisme. François Hollande a fait le lien lors de cette allocution.
Rfi.fr

 



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