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Les violations des droits des femmes dans les camps de Tindouf mises à nu à l'ONU

Plusieurs Sahraouis ont attiré l’attention des Nations unies, dans le cadre de la IVème Commission, qui se tient au siège de l’ONU à New York, sur la situation «macabre» des droits de la femme dans les camps de Tindouf, où les membres du Polisario soumettent les femmes séquestrées aux pires exactions imaginables.

«La problématique de la femme est incarnée dans toutes ses déclinaisons dans les camps de Tindouf où l’impossibilité d’évoquer les droits et les libertés basiques est le mot maître, et où l’exploitation systématique de la femme sahraouie par les mercenaires du Polisario est monnaie courante», a dénoncé Fala Boussoula, présidente de l’Association Femme.

L’intervenante a mis en garde que la situation «inhumaine» à laquelle est assujettie la femme sahraouie ne fait qu’empirer en raison des violations dont elle fait l’objet, à savoir le viol, le harcèlement sexuel, le mariage précoce et les cas de grossesse forcée.

«Les femmes victimes de viol, a-t-elle martelé, sont incapables de porter plainte contre leurs bourreaux. Pis encore, elles sont séparées de leurs enfants envoyés, dès l’âge de six ans, dans d’autres pays où ils sont soumis à l’endoctrinement et contraints de rejoindre des camps d’entraînement à la manipulation des armes».
Mme Boussoula a, dans ce cadre, pointé du doigt «le mutisme de certaines associations à la solde de l’Algérie, payées pour fermer les yeux sur les violations dont sont victimes des femmes et des enfants qui ont eu le malheur de se trouver dans ces camps totalement hermétiques».
A cet égard, elle a appelé la communauté internationale à condamner les violations des droits des femmes dans les camps de Tindouf, et à lever le blocus imposé aux Sahraouis séquestrés dans ces camps depuis plusieurs décennies.

De son côté, la journaliste et membre de la Commission régionale du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Raaboub Abhai, a jeté la lumière sur la levée de boucliers par le groupe des «Jeunes du changement» contre l’oppression et la corruption des dirigeants du Polisario et leurs acolytes.
Ce groupe, dont les membres opèrent dans la confidentialité totale par peur des représailles de la machine policière et de renseignement du Polisario et de l’Algérie, vise à rassembler et à unir tous ceux qui refusent de se soumettre aux conditions invivables dans les camps, a-t-elle fait savoir.

Les Jeunes du changement luttent essentiellement pour le départ des dirigeants corrompus du Polisario qui continuent de se perpétuer dans des postes de responsabilité lucratifs depuis près de quarante ans, et à leur tête l’éternel dirigeant autoproclamé de la fantomatique Rasd, a ajouté Mme Abhai.

Par ailleurs, dans leurs efforts visant à resserrer l’étau sur toute activité susceptible de garantir un semblant d’indépendance aux séquestrés de Tindouf, les autorités du Polisario, appuyées par l’armée algérienne, ont procédé à la construction de barrages de sable autour des camps pour empêcher les jeunes d’entretenir des liens commerciaux avec la Mauritanie.

Toute personne qui réussit à surmonter ces barrages sera condamnée à la mort, comme c’était le cas pour Khatri Mohamed Khandoud et Mohamed Aliane Abih, tous deux tués par les forces algériennes non loin des frontières mauritaniennes, a rappelé Mme Abhai.

Incapables de s’exprimer librement ni de mener une quelconque activité à même de leur garantir un semblant d’indépendance, les jeunes risquent de tomber dans les mains des groupes terroristes qui pullulent dans la région du Sahel dans laquelle se trouvent les camps de Tindouf, a-t-elle fait remarquer. Et de conclure que toutes les parties se doivent d’assumer leurs responsabilités afin de prévenir les pires scénarii qui pourraient se concrétiser si l’on se permette de livrer les jeunes de Tindouf à eux-mêmes.

MAP



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