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Les dérives criminelles du Polisario devant la Commission africaine des droits de l'Homme

Le dossier des «dérives criminelles» du Polisario vient d’être porté devant la Commission africaine des droits de l’Homme, a indiqué une ONG internationale lors d’une conférence vendredi à Genève.

«La commission a été saisie par plusieurs Etats qui accusent le Polisario de collusion avec le terrorisme international et d’autres filières criminelles», a révélé le président de l’Action pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs (AIPD), Maurice Katala.

Ce militant congolais s’exprimait au cours d’une conférence-débat sur «l’autonomie au Sahara, aboutissement d’un processus» qu’il animait aux côtés de défenseurs des droits de l’Homme marocains et étrangers, en marge des travaux du Conseil des droits de l’Homme.

Au cours de sa session de mai, a-t-il précisé, la commission africaine des droits de l’Homme «a procédé à l’audition d’une délégation des séparatistes qui ont souhaité être entendus à huis clos».
Les conférenciers ont focalisé le débat sur le projet d’autonomie au Sahara marocain et sa compatibilité avec les standards internationalement reconnus, tout en se livrant à une comparaison avec d’autres modèles d’autonomie.
Cette initiative, ont-ils relevé, s’inspire des propositions pertinentes de l’ONU et des dispositions constitutionnelles en vigueur dans les Etats géographiquement et culturellement proches du Maroc et s’appuie sur les normes et standards internationalement reconnus.

«La perspective d’autonomie apporte la promesse d’un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et favorise la réconciliation au-delà de tout critère partisan», a estimé le président de l’AIPD.
Il a, d’autre part, considéré que l’amalgame entretenu par les adversaires du Maroc entre autodétermination et indépendance a causé d’énormes dégâts pour le continent africain qui a perdu l’un des membres fondateurs de l’organisation panafricaine.

Le non-règlement de la question du Sahara, a expliqué M. Katala, se traduit par un manque à gagner insoutenable sur le plan du développement économique. Citant les estimations des spécialistes, il a précisé que cette situation de blocage fait perdre aux pays de l’Union maghrébine 200.000 emplois ainsi que deux points du PIB annuellement pour chacun d’entre eux.

Pour le sénateur indonésien de la région autonome d’Aceh, Fachrul Razi, la région du Sahara «dispose d’un fort potentiel de développement qu’il convient à présent de valoriser dans le cadre d’une large autonomie qui puisse faire l’objet de consensus».

Mettant l’accent sur «l’expérience réussie» d’autonomie à Aceh, M. Razi a exprimé son souhait de voir les parties progresser vers un compromis autour du projet présenté par le Royaume pour que tous les Sahraouis soient associés au développement en cours dans la région.

Il n’a pas manqué de souligner la pertinence de l’initiative marocaine qu’il a qualifiée de «meilleure solution pour l’avenir, dans la mesure où elle semble permettre la coopération entre les parties pour mettre fin à un conflit qui a trop duré».  



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