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Humanisme de la génération Net Native

La deuxième décade  du 21éme siècle a commencé avec les générations net natives dans l’ère du numérique et des révolutions printanières arabe. Dans la presse électronique, dans les journaux télévisés et chez les buralistes on peut trouver une littérature dense de tous les articles de la culture mondialiste et plus particulièrement ceux qui traitent des questions des droits de l’Homme.

Cependant, les problématiques des droits humains sont rarement traitées sous l’angle des droits fondamentaux dans les pays développés, étant donné que pour ces derniers le temps des révolutions et des fondements démocratiques a été saisie au 20éme siècle, alors que dans les pays en voie de développement ces problématiques reviennent souvent sur le plateau des scènes internationales, sous l’égide des nations unies. Bien sûr, la prolifération des réseaux sociaux numériques a permis de rendre notre petit cosmos comme un petit laboratoire d’expérimentation et d’observation des phénomènes socio-dynamiques dont les analyses propres à chacun sont transmises en temps réel via les satellites et les canaux d’information.

Il s’agit ici de prendre du recul, de recontextualiser les conceptions historiques des civilisations humaines et de faire table rase sur le retard pris par les pays en voie de développement, auparavant sous domination coloniale, suite au manque de prise en compte de l’histoire de leurs poids civilisationnels et de leurs patrimoines universels de l’humanisme et de l’humanité. Il appartient maintenant aux générations net natives actuelles et futures  de se ressourcer de l’histoire du monde, d’en tirer des leçons sur les épisodes historiques du colonialisme, de mettre fin aux dominations et de dépendances financières dans les interdépendances économiques et géopolitiques, de mieux considérer les crises identitaires en opposition aux religions, pour en faire le socle d’une nouvelle ère de symbiose entre la biosphère et son humanité, pour le bien vivre ensemble.

Les propagandes numériques ségrégationnistes sont réduites aux cloisonnements identitaires, elles sont toujours en opposition radicale et guerrière contre la paix. Elles cultivent la haine et les conflits, elles s’opposent à la transversalité et à l’universalité. Ces agissements séparatistes adoptent des conceptions utopiques fermés, ils aboutissent au terrorisme au nom de la liberté et du droit d’autodétermination des minorités, ils transgressent l’ordre planétaire et deviennent l’œuvre de la chronophagie économique sans états d’âme. Cette économie en inadéquation temporelle avec le temps a tué pas mal d’esprits intelligents et plusieurs forces vives ont étés instrumentalisées et sont devenues incapable d’agir. Les penseurs chercheurs, les intellectuels et d’autres cerveaux avides de connaissance sont toujours actifs, mais leur portée pour les changements scientifiques et techniques, pour les mutations innovantes est limitée. Plusieurs d’entre eux parmi les courants humanistes font face aux résistances dogmatiques des esprits matérialistes fermés, mais certains sont devenus des simples matières organiques vivantes pour consommer  un intervalle de temps et le vivre pour les mieux lotis au dépend des plus démunis.

Heureusement, les consciences humaines de bons esprits sont toujours vivantes, rayonnantes sur terre, pour conduire cette humanité à l’équilibre et au Royaume des Cieux. Mais en opposition aux bonnes volontés on retrouve les paradoxes face à la purification de l’esprit humain de son poids matériel. Ainsi, l’organisation sociale et ses juridictions a su réguler relativement les manquements aux consciences collectives, ceux du savoir vivre ensemble.

Entre les organisations des États du monde et les ONG il y a des ponts à double penchant pour défendre ce bien-fondé de l’humanité, celui qui garantit les équilibres géopolitiques et géostratégiques, à chacun dans les sept milliards d’humains que comporte notre petite biosphère. Notre petite planète qui flotte dans l’univers, comprends 197 pays et trois grandes puissances économiques continentales à savoir les USA, l’Europe et l’Asie, mais l’Afrique reste disparate à la queue de ce peloton. Cette Afrique berceau de l’humanité est riche de son passé, mais pauvre de son présent, elle est pourtant indispensable à l’équilibre de cet échiquier continental. Sa jeunesse est pleine d’énergie pour agir dans cette configuration de recherche des équilibres continentaux, de l’économie de l’ère du numérique. Les filières numériques, scientifiques et techniques qui y naissent avec peu de moyens, sont malheureusement pour l’instant suivistes des massacres de la puissance intelligente cérébrale, au profit de l’éco-chronophagie. De ce paysage numérique présent, il en découle un enchevêtrement des rapports de domination intercontinentale et d’oppositions internationales entre plusieurs États, pour causes multiples, mais devant les jurisprudences Onusiennes les rapports de forces ne sont pas purifiés du poids matériel et les instances internationales sont incapables de trancher sur les sujets de droits et n’ont pas d’efficience éminente.

Dans cette brèche de droit international, certaines ONG dites de droits de l’Homme s’insèrent dans cette configuration de défense des intérêts des minorités (ethniques ou religieuses), de protection de l’environnement global, et voir d’autres sont préfabriqués sur mesure en soupape de sécurité diplomatique pour garantir une certaine continuité chrono-économique. Ainsi, sur les toiles on trouve des articles de violations des droits de l’environnement d’un point de vue global, des causes du réchauffement du climat et des alertes d’un cataclysme probable, aux violations des droits de l’Homme les plus fondamentaux. Le plus souvent ces constats accablent les pays d’Afrique et on trouve sur les réseaux sociaux, sur les sites internet des articles qui traitent les violations de droits de l’Homme et qui mettent en exergue l’existence de prisonniers d’opinion, mais le lecteur non aguerri pourrait être pris au piège de prendre parti, soit par compassion soit par ignorance, il y adhère sans vérifier les sources, ou par excès de confiance à son journal (le Monde, le New York Times, le Washington post, le Figaro, El pais, Alwatan, Anahar,… etc.), il prend note et se fait une certaine idée, puis il rejoint des mouvements de dénonciation, mais cela ne changera rien aux rapports de forces de la mondialisation boursière et de la défense des intérêts économiques de l’hyperpuissance du lobbying.

Dans ce cadre, quand il s’agit des libertés individuelles et collectives, organisées par un État démocratique, celles des libertés d’opinion en font partie en référence à la charte de l’organisation des nations unies. Mais nous avons vu que cette même institution transgresse l’action de l’urgence humanitaire, même face à une situation de massacre de milliers de civils par un pouvoir en place, dans un pays géopolitiquement important, tel que la Syrie, il n’y a pas lieu de droit d’ingérence, l’instrument antidémocratique qui est le droit de Veto est utilisé pour ne pas agir. On peut comprendre que ce sont les intérêts économiques et financiers qui prennent le relais sur les commandes géopolitiques. L’humain est au centre de ces scènes théâtrales et dramatiques, il reste incapable d’agir même si il est à la tête de la première puissance mondiale.

Moulay Hfid HAMIDI

Ingénieur Développement

Enseignant Chercheur



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