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Benkhadra: «2014, l'année des grands forages»

34 compagnies internationales mobilisées Près de 5 milliards de DH d’investissements au programme Le rythme soutenu de forages amorcé laisse toutes les chances aux découvertes
La directrice générale de l’Onhym, Amina Benkhadra, dresse un bilan positif et prometteur de l’exploration gazière et pétrolière au Maroc.
– L’Economiste: Il y a un grand regain d’intérêt des industries pétrolières pour le Maroc. Quel est le bilan de la situation actuelle du pays?
– Amina Benkhadra: L’année 2014 est une année exceptionnelle en termes de travaux et de niveaux d’investissements, par rapport à ce que nous avons fait ces quinze dernières années. Tout ceci est le résultat des efforts consentis depuis au moins 6 ou 7 ans. Il est bien évident que la décision de forage aujourd’hui est la conséquence de travaux antérieurs de géologie, de sismique 2D, de sismique 3D;
Nos différents partenaires sont arrivés en masse depuis quelques années. Après leurs travaux et estimations, ils sont encouragés pour aller au forage. Nous allons avoir 27 forages cette année entre l’onshore et l’offshore, ce qui est un nombre exceptionnel par rapport aux moyennes des années précédentes, qui ne dépassaient pas 4, 8, voire 10 dans les meilleures années.
– Ce nombre croissant de forages est-il satisfaisant?
– Cela reste un niveau faible par rapport à nos ambitions d’accroissement des travaux. Mais il faut bien sûr prendre en compte que ce domaine exige énormément d’investissements et de forages. La période actuelle est très prometteuse, grâce à l’attractivité du Maroc. Nous avons aujourd’hui 34 compagnies motivées à mener leurs programmes de géophysique, de géologie et de forage. Tant que le Maroc maintiendra cet effort d’investissement à multiplier les puits, nous aurons des chances de pouvoir aboutir à des résultats favorables.
Pour vous donner un ordre de grandeur, en 2013, nos partenaires étrangers ont investi 2,3 milliards de DH et cette année on escompte plus de 5 milliards de DH. Cela montre bien l’importance de ce partenariat international, mais prouve également leur confiance envers le Maroc. Cette confiance repose sur trois piliers majeurs, une géologie et des bassins sédimentaires favorables, un cadre réglementaire et législatif extrêmement incitatif et reconnu au niveau international, et une activité de promotion par les équipes de l’ONHYM sur l’ensemble de la planète, en Amérique, en Asie et en Europe, promouvant le potentiel marocain. Tout ceci conforté par une stabilité politique qui encourage à l’investissement.
– On explore depuis plus de 10 ans au Maroc. Comment expliquer que cela donne que très peu de résultat ?
– Là où nous avons beaucoup foré, nous avons trouvé. C’est le cas dans les bassins du Gharb, avec 8 à 10 forages entre 2008 et 2011, qui ont permis de trouver des poches de gaz qui produisent aujourd’hui et alimentent un certain nombre de clients dans cette région. Des découvertes de gaz ont également été faites au large de Tanger-Larache par Repsol et des indices de présence ont été relevés dans la région d’Essaouira. Si les deux bassins classiques de Gharb et Essaouira produisent déjà, les autres nécessitent des travaux complémentaires pour analyser la rentabilité du projet. Car, précédemment à tout forage, les géologues font des estimations de potentiel, à travers la géologie et la sismique.
Viennent ensuite des travaux plus détaillés, jusqu’aux puits d’appréciation qui permettent de confirmer l’enveloppe globale. Le rythme soutenu de forages amorcé laisse toutes les chances aux découvertes.
– Revenons au Sommet de Marrakech. Quelles en sont les perspectives ?
Avec la participation de près de 250 personnes, de compagnies internationales, dont nos partenaires, et des sociétés de service, c’est une occasion importante pour faire le point sur l’exploration dans cette partie du monde, et avant tout au Maroc.
La côte ouest africaine est devenue une zone très productrice, avec notamment les récentes découvertes au Ghana et dans les bassins classiques de Guinée.
Ces deux journées de forum permettent également de déployer davantage les contacts et le partenariat, mais aussi de raffermir nos relations avec les pays africains.
En effet, sont invités à la rencontre le Mali, la Guinée Conakry, le Gabon, le Sénégal, la Mauritanie, à la suite des accords signés durant la visite de Sa Majesté en Afrique. Ces plans d’actions concrets concernent le renforcement de la formation, de l’échange d’expertise et de l’accompagnement de l’encadrement de ces pays dans les domaines miniers et pétroliers.
Nous n’excluons pas également à l’avenir, dans le domaine minier notamment, d’envisager des opérations d’exploration dans ces pays.
L’Economiste le 09 – 05 – 2014



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