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Le Maroc arrache le départ d’un allié du Polisario de la tête de la Minurso

La récente offensive diplomatique du Maroc aux Nations-Unies a permis la mise à l’écart d’un allié du Polisario. Il s’agit du chef de la Minurso, l’Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber. Avant même de terminer son mandat, il quitte son poste par la petite porte. C’est une Canadienne qui le remplace.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, prépare l’après-résolution 2152 sur le Sahara occidental. Le diplomate sud-coréen a informé, samedi, les membres du Conseil de sécurité qu’il vient de mettre un terme aux fonctions de Wolfgang Weisbrod-Weber à la tête de la Minurso et a décidé de nommer, à sa place, la Canadienne Kim Bolduc. Elle travaille aux Nations-Unis depuis 2003, compte des passages en Irak, Mozambique, et en Haïti où elle était la représentante spéciale adjointe pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Ce départ est plutôt une bonne nouvelle pour les responsables marocains car avec l’Allemand, les relations étaient très froides. D’ailleurs, au cours de ces 23 mois passés au Sahara occidental, il n’a jamais effectué aucun voyage au Maroc. Rabat n’a jamais approuvé sa désignation à ce poste à la place de l’Egyptien Hani Aziz. En revanche, ses déplacements en Mauritanie et dans les camps de Tindouf étaient très fréquents.
Le Polisario perd un allié
D’ailleurs, le jeudi 8 mai, il était chez le Polisario pour parler du problème des mines. Apparemment Wolfgang Weisbrod-Weber ignorait tout de cette fin de mission précipitée. Il en est de même pour les amis de Mohamed Abdelaziz qui lui ont réservé un accueil chaleureux.
Wolfgang Weisbrod-Weber a pris les commandes de la Minurso, le 14 juin 2012. Une nomination qui intervenait dans un contexte très particulier. Un mois auparavant, le gouvernement marocain annonçait le retrait de sa confiance en Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire générale de l’ONU au Sahara occidental. La désignation de l’Allemand sonnait, alors, comme une mesure de représailles à la décision du Maroc par l’administration Obama. Sachant que l’homme avait déjà supervisé le referendum, du 30 août 1999, qui avait accordé l’indépendance du Timor Oriental. Un passé dans le CV de l’Allemand que n’appréciait guère la partie marocaine.



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