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Coup de filet du Polisario dans les rangs des dissidents

La direction du Polisario a décidé d’étouffer toutes les voix de contestation qui se font de plus en plus audible dans les camps de Tindouf. Elle vient de lancer des arrestations dans les milieux dissidents sous prétexte d’une implication suposée dans l’incendie d’une khaima. Détails.
Une nouvelle vague d’arrestation dans les rangs des opposants à la direction du Polisario est en cours de préparation. Raison évoquée : une tentative d’incendie d’une khaima vide, réservée initialement aux participants à un festival de cinéma « FiSahara », qui se tient actuellement dans les camps de Tindouf. Bien que l’incendie n’a fait aucun blessé, les médias du Front sont vite montés au créneau. Citant des sources sécuritaires, ils ont accusé, seulement vingt-quatre heures après l’incident, une « bande criminelle, traitresse ».
Un dissident serait interpellé
Les mêmes médias font état de l’interpellation, aujourd’hui, d’un prévenu alors que la recherche des « complices » qui l’aurait aidé à accomplir cet « acte criminel », est en cours. Le site de la jeunesse du Polisario avance que les services de la sécurité du Polisario auraient été au courant des plans du mis en cause.
Ce qui expliquerait, ajoute la même source, son arrestation alors qu’il venait juste de lancer une bouteille de cocktail Molotov sur la khaima. « Ses amis qui se préparaient à filmer l’incendie pour ensuite vendre la vidéo à la chaîne Rhiba ( Laâyoune TV, ndlr), qui appartient à l’ennemi marocain, auraient pris la fuite », soutient-elle.
Les voix discordante condamnées au silence 
Le site en question a vite fait la connexion entre les « auteurs » de cette tentative et les vidéos du Mouvement jeunes pour le changement qui dénoncent la corruption et les détournements par la direction du Polisario, des aides destinés aux Sahraouis démunis.
Face à la multiplication des revendications de la population sahraouie, appelant notamment à une distribution équitable des aides alimentaires et la levée des restrictions imposées par l’armée algérienne aux commerçants, le Polisario répond par l’emprisonnement. Une dissidence trop ouverte n’est pas du goût de Mohamed Abdelaziz, inamovible chef du Front.


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