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Le ministre français Stéphane Le Foll: L’absence de coopération judicaire « peut poser des problèmes » aux ressortissants

Les relations entre la France et le Maroc ont connu bien de mauvaises tournures ces derniers temps. Le ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a profité de sa visite aux assises de l’agriculture de Meknès pour souligner le mauvais impact que peut avoir la suspension de la coopération judiciaire sur les ressortissants des deux pays. En messager de son pays, il a également réitéré la volonté de la France de « dépasser » les tensions actuelles
Présent aux assises de l’Agriculture à Meknès, le ministre français de tutelle et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, est revenu sur les tensions qui opposent actuellement le Maroc et la France avec notamment la suspension de la coopération judiciaire bilatérale.
En raison de l’importance des échanges franco-marocains, l’absence de coopération judiciaire « peut poser, bien sûr, des problèmes concrets » aux ressortissants des deux pays, a affirmé M. Foll, rapporte l’AFP. Sans donner de détails sur les problèmes auxquels il fait allusion, le ministre ajoute : « cela doit se régler dans le cadre d’une volonté politique exprimée aujourd’hui de manière très claire ».
Les deux pays toujours en froid ?
En effet, voici quasiment deux mois que Rabat et Paris ne coopèrent plus sur le plan judiciaire, suite au dépôt de plaintes à Paris contre le patron de la Direction générale de la sûreté territoriale (DGST), Abdelattif Hammouchi, pour « torture » et « complicité de torture ». La police française était même allée jusqu’à déposer, à la résidence de l’Ambassadeur, la notification de la convocation d’Hammouchi par un juge d’instruction. Ce que l’Etat marocain n’avait pas du tout apprécié, réagissant par la suspension de la coopération judiciaire.
Depuis lors, Paris a tenté – à plusieurs reprises – de se rapprocher de Rabat pour obtenir un nouvel accord. Même la conversation téléphonique du président François Hollande et du roi Mohammed VI n’a pas suffi pour bousculer la position du Maroc. Début mars, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, reconnaissait des « dysfonctionnements » dans la manière dont l’affaire Hammouchi avait été gérée par la juridiction française.
L’ « amitié » entre les deux pays devrait les aider à passer outre les tensions
Le porte-parole du gouvernement Valls, venu assister en messager de Paris aux assises de Meknès, a réaffirmé la « volonté » de son pays de « dépasser ce qui a été considéré par la France de manière très claire comme un incident regrettable ». Le ministre estime que les deux nations devraient régler ce différend « par la discussion (…), par cette amitié qui existe au-delà de cet incident, afin de retrouver toute la coopération qui doit être la nôtre ». Début avril, Paris montrait qu’il voulait apaiser les tensions en remplaçant son ambassadeur à l’ONU, Gérard Araud. Pour rappel, c’est à lui que l’acteur espagnol pro-polisario Javier Bardem avait attribué les propos malveillants qualifiant le Maroc de « maîtresse » de la France.
Il y a trois semaines, le ministre marocain de la Justice, Mustapha Ramid, attribuait le retard de la signature d’un nouvel accord judicaire aux municipales et au remaniement ministériel en France. Il avait signalé que les négociations sont en cours, refusant cependant de révéler les conditions émises par Rabat.
Ristel Tchounand



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