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Comarit: Le Marrakech vendu aux enchères

Le Marrakech, le bateau fétiche de Hassan II, a entamé son dernier voyage lundi dernier. Le tribunal de commerce de Montpellier a ordonné sa vente aux enchères après une saisie conservatoire qui a duré plus de deux ans, amarré aux quais du port de Sète. Le bateau a été adjugé pour la somme de 1,2 million d’euros, soit l’équivalent de près de 13,5 millions de dirhams. La somme devra participer à éponger la dette du groupe auprès des fournisseurs ainsi que les salaires des marins. Selon les médias français, il est improbable que le Marrakech reprenne la mer. Après une telle période d’inactivité, il nécessiterait d’importants travaux de remise à neuf, or le marché regorge de bateaux en ordre de marche avec une meilleure rentabilité. L’option la plus probable est que son actuel acquéreur opte pour un découpage et vente à la ferraille.
Triste fin pour un bateau aussi chargé d’histoire.
Il était régulièrement réquisitionné par Hassan II
pour ses visites officielles, notamment les plus symboliques, en Libye et en Algérie
C’est le deuxième bateau du groupe Comarit-Comanav à avoir été vendu aux enchères, après la mise sous saisie conservatoire de la quasi-totalité de la flotte de cette compagnie depuis 2012. Le premier a été le Biladi, vendu aux enchères pour un million d’euros. Le bateau a été dépiécé et vendu en plaques d’acier, la demande pour ce type de produits étant importante.
Actuellement, ce sont huit autres bateaux qui sont toujours immobilisés dans les ports européens. C’est le cas par exemple du Bni Nsar, accosté à Sète, ou d’Ibn Batouta immobilisé à Algésiras. Il est très probable que ces bateaux suivent le même scénario, d’autant plus que la reprise de l’activité du groupe Comarit-Comanav est très improbable. En effet, malgré les rumeurs cycliques sur un éventuel associé qui viendrait secourir l’affaire, il reste qu’après plus de deux ans d’arrêt d’activité, un réveil du coma dans lequel est plongée cette compagnie maritime ou ce qui reste d’elle relève du miracle, selon plusieurs observateurs du monde maritime.
A rappeler que le feuilleton des saisies conservatoires a démarré en 2012 avec les bateaux de la Comanav, Biladi et Marrakech. Ils ont ensuite été suivis par ceux du reste du groupe dans différents ports dont celui d’Algésiras. Une mise sous redressement judiciaire a été prononcée en 2013, mais après plus d’une année, elle n’a encore connu aucune suite.



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