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L’insécurité et une colère royale font tomber des préfets de police

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) aurait démis de leurs fonctions les préfets de police de Fès et Tétouan. Tous les deux auraient été affectés au siège de la DGSN à Rabat en attendant qu’ils soient fixés sur leurs sorts. Pour le moment, ils n’ont été chargés d’aucune mission. Ce qui annonce des mutations dans des régions lointaines du pays ou dans les pires des cas l’ouverture d’enquêtes internes contre eux.
Les préfets de police victimes de l’insécurité
Ces sanctions seraient la conséquence de la montée des actes de criminalité dans les deux villes, notamment à Fès où les habitants ont, à maintes fois, organisé des sit-in pour réclamer le renforcement de la protection policière dans les quartiers de la capitale spirituelle. De leur côté, les agents de la sûreté dans leur guerre quotidienne contre les délinquants ont même dû faire usage de leur arme de fonction à plusieurs reprises tout au long des derniers mois.
Toutefois, des sources à la DGSN, optant pour la fuite en avant, ont refusé pour le moment de reconnaitre que les révocations des deux préfets seraient dues du climat d’insécurité qui prévaut à Fès et Tétouan. Tout en admettant les affectations des deux préfets de police à la direction générale, elles les justifient par le fait que les intéressés auraient atteint l’âge du départ à la retraite. Dans ce cas pourquoi ont-ils pris la direction du siège de la DGSN et non pas celle de leur domicile ?
Le préfet de police Casablanca saute, également
Il n’y a pas que Fès et Tétouan qui verront, dans les prochains jours, la nomination d’un nouveau préfet puisque Casablanca est également sur la liste. Le chef de police de la ville blanche aurait été démis, hier, de ses fonctions. Une éviction qui serait due à une faute professionnelle commise lors de la visite, cette semaine, du roi Mohammed VI dans la capitale économique. Il ne sera resté, en tout, que deux années à ce poste très sensible. Son prédécesseur, Mustapha Mouzouni, avait subi la même sanction à la suite d’une autre colère royale.
En dépit de cet imprévu, la police casablancaise poursuit ses rafles dans les milieux des jeunes du « Tcharmil ». Ils ont procédé, durant les quatre derniers jours, à l’arrestation de 27 personnes soupçonnées de délinquance.

Mohammed Jaabouk



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