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Kerry : Le Maroc et l'Algérie alliés stratégiques dans une région d'instabilité

A Alger comme à Rabat, John Kerry a évité tout propos incommodant pour ses hôtes. Le diplomate américain n’a pas tari d’éloges sur les actions des deux Etats, tant aux niveaux national, régional que continental, adoptant un discours qui plait bien à ses interlocuteurs. Une opération séduction réussie
Dans la capitale algérienne, le chef de la diplomatie américaine a souligné à l’occasion de la 2ème réunion du Dialogue stratégique, que « l’Algérie est un pays qui veille à l’épanouissement de son peuple et de sa société civile », selon l’APS. John Kerry a également exprimé sa totale solidarité avec « l’Algérie dans sa lutte contre le terrorisme et continueront à travailler avec ce pays dans le cadre du Forum global de la lutte contre le terrorisme (GCTF) », saluant au passage les « efforts consentis » par l’Algérie « dans la stabilisation de la région du Sahel et dans le Mali et le Niger ».
Aujourd’hui à Rabat, John Kerry a puisé dans le même lexique, qu’il lui a servi la veille à Alger, à l’adresse des autorités marocaines. « Sous le leadership de Sa Majesté le Roi, le Maroc a déjà entrepris des réformes importantes et a réussi à gérer l’avenir », a-t-il souligné lors de l’ouverture de la deuxième session du Dialogue stratégique. Et d’ajouter que le Maroc est « une force de stabilisation dans la région et les Etats-Unis et le Royaume se tiennent côte-à-côte pour renforcer la sécurité régionale ».
Dans son allocution, le chef de la diplomatie américaine n’a pas oublié de mentionner la récente tournée africaine du roi Mohammed VI, précisant que les Etats-Unis « suivent avec intérêt » cette ouverture. Et de conclure en qualifiant le royaume de « moteur de prospérité et de sécurité au Maghreb et dans le continent africain ».
Kerry met de l’eau dans son vin
Ces éloges constraste avec le discours de John Kerry l’année dernière. Fin septembre 2013, un rapport de John Kerry sur les droits de l’Homme au Sahara avait alors déclenché la colère du gouvernement marocain. Le département d’Etat parlait de « violations », « absence de procès équitable pour des manifestants pro indépendance »,  « arrestation de militants lors de distribution de tracts », et de « blocage de certains sites internet considérés controversés, comme ceux préconisant l’indépendance ».
Aujourd’hui, nulle trace de ces griefs dans le discours du chef de la diplomatie américaine. La priorité semble l’apaisement avec les deux principales forces régionales à même d’être des alliés stratégiques face à l’instabilité croissante au Sahel.

Mohammed Jaabouk



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