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Il y a 41 ans, les Marocains en ont fait le serment : La Marche Verte vers le progrès durable

La Marche Verte, dont les Marocains célèbrent, ce dimanche, le 41ème anniversaire, n’aura jamais autant mérité son qualificatif de couleur que cette année. Le hasard faisant bien les choses, cet évènement fondateur du Maroc souverain sur la presque intégralité de son territoire -la récupération de Sebta et Mellilia n’étant qu’une question de temps- est donc fêté la veille de l’ouverture des travaux de la COP22, autre évènement de dimension internationale qui place encore une fois le Royaume au devant de l’actualité.

Quatre décennies après que Feu Hassan II ait donné le signal de départ aux 350.000 marcheurs pacifiques allant reprendre les régions du Sud au colonisateur espagnol, c’est au tour de SM Mohammed VI de lancer la marche des 7 milliards et demi d’habitants de la planète Terre sur la voie de la lutte contre le réchauffement climatique. La Marche Verte continue, sous une autre forme, avec d’autres objectifs et des moyens différents, mais toujours selon le même principe de paix et plus largement au service de l’humanité.

De la sauvegarde de l’intégrité territoriale du Maroc à celle de la biosphère de la planète, les Marocains ont toujours prouvé leur disponibilité à s’engager et servir de grandes et justes causes. En quarante-et-un ans, ils ont beaucoup marché, parcourant le chemin ardu du remembrement de leur pays, de la démocratisation de leur système politique et du développement de leur appareil économique. Ils ont également beaucoup appris sur les façons d’atteindre leurs buts de manière pacifique et surtout bien compris que pour vivre au mieux sur cette chère planète qui les accueille et les nourrit, mettre la main dans la main avec les autres peuples relève de la nécessité dictée par l’instinct de survie. A l’exception de quelques esprits mesquins, qui n’ont d’autres soucis que de mettre des bâtons dans les roues des voisins, la prise de conscience collective quant au sort commun de l’humanité est désormais un fait accompli. Avec des taux de participation aux consultations électorales dépassant la moyenne nationale, les habitants des régions du Sud ont eu maintes occasions de montrer au monde entier leur attachement à leur patrie et leur volonté de participer pleinement à la bonne marche de la nation. Mais exactement comme les tenants de stratégies industrielles égoïstes, privilégiant leurs petits intérêts à court terme sur la durabilité de l’écosystème planétaire, il en est un régime politique failli, qui ne doit sa pérennité qu’au gâchis des ressources naturelles de son pays, toutefois bien décidé à continuer à porter à bout de bras un mouvement polisarien dont les crimes et les accointances terroristes ne sont plus à prouver, et ce, juste pour entraver la marche du Maroc vers le progrès.

Il est vrai que le Royaume constitue un exemple des plus gênants pour la mafia au pouvoir en Algérie, qui n’est d’aucun apport bénéfique à sa population. Au moment où le Maroc avance à grands pas en matière de renforcement de la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique, la junte parasitaire qui préside à la destinée du pays voisin veut imposer l’exploitation du gaz de schiste, qui nécessite la fracturation hydraulique pour son extraction, et ce, malgré les dégâts environnementaux de cette technique qui ne sont plus à démontrer.

Le Maroc poursuit sa Marche Verte, optant pour une économie verte et œuvrant à mettre tous ses indicateurs sociaux au vert, tout en étant franchement désolé qu’à l’Est de l’Oued Isly, les petits bonhommes vert de gris qui hantent Al Mouradia en sont encore à raconter des vertes et des pas mûres.
Bienvenue aux participants à la COP22 au pays qui a entamé sa Marche Verte il y a déjà 41 ans et hommage aux 350.000 marcheurs qui en ont entamé le chemin. Nous resterons toujours fidèles à leur serment.

L’opinion Ahmed NAJI 

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