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La marche verte : Le discours du Feu Hassan II 5 Novembre 1975

Le Maroc revendiquait le territoire du Sahara Marocain depuis son retour à l’indépendance en 1956. En août 1974, l’Espagne, qui souhaite se  y retirer et  demanda à la Cour internationale de Justice rend son avis : elle reconnaît que le territoire du Sahara occidental n’était pas terra naulis avant la colonisation par l’Espagne et qu’il avait des liens juridiques d’allégeance avec le Maroc.

 Dans les heures qui suivent la publication de l’avis de la CIJ, Feu Hassan II  annonça aux Marocains que celle-ci a conclu en faveur du Maroc, et qu’il est temps de prendre possession du territoire en y marchant pacifiquement « La Marche verte ». En montrant à l’Espagne que son pays est déterminé à reprendre les « territoires du Sud », il veut contraindre celle-ci à choisir entre des négociations directes de cession ou une confrontation avec des civils sans armes, ce qui déclencherait une guerre pour un territoire dont elle ne veut plus. En occupant physiquement le terrain, il cherche également à contrer le Front Polisario sur place et à dissuader l’Algérie d’intervenir.

Selon Jacob Mundy, dans Le Monde diplomatique, quelques jours avant la Marche, le 31 octobre 1975, un détachement des Forces armées marocaines (FAR) commandé par Ahmed Dlimi s’infiltre dans l’extrême Nord-Est du territoire, afin de déjouer une contre-offensive possible de l’Algérie. Il occupe les localités de Farsia, Haousa et Jdiriya (en). D’après l’hebdomadaire marocain Telquel, les FAR étaient bel et bien présentes dès le 31 octobre 1975 pour sécuriser et occuper « plusieurs points stratégiques », et les FAR ont été aussi là « pour mater les guérilleros du tout jeune Front Polisario ».

 

 

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